Steekalong – part 2

You’d thought I’d forgotten about my Solbein? It’s hard to, since it’s been sitting on the comfortable chair in my office these past few weeks, and seems to nag me every single day. As a reminder of the burden it is becoming. I did manage to finish the knitting only to find that it was too small for me. I mean, I could fit into it with a lot of negative ease, and the sleeves were going to be a problem. So I decided to cheat a bit with the blocking, to stretch them as much as I possibly could. See the pictures below. I’m sure blocking purists would be appalled, but hey, it worked. It did loosen up the sleeves a bit.

Pensiez-vous que j’avais oublié mon Solbein ? C’est difficile, vu qu’il s’est installé sur le fauteuil confortable de mon bureau depuis quelques semaines, et qu’il me nargue tous les jours. Comme un rappel du boulet qu’il est en train de devenir. J’ai réussi à finir le tricot pour me rendre compte qu’il était trop petit pour moi. Bon je rentre dedans mais bien serré. Quant aux manches, ça allait être problématique. Alors j’ai décidé de tricher en le bloquant à mort, pour les étirer autant que possible. Voir les photos ci-dessous. Je suis sûre que les puristes du blocage seraient effarés, mais bon, ça a marché. Enfin les manches se sont un peu étirées.

At around the same time, I got a call from my favorite aunt who was visiting on the northern coast, inviting us to spend a day by the sea and see the penguins at Cap Fréhel (yes, we do have penguins there, believe it or not). And then it hit me. This cardigan would be perfect for her. She loves hand knits, she’s the outdoorsy, sporty type that lives in comfy sweaters and beanie hats and she’s both shorter and smaller than I am. So I did lug the unfinished sweater along, with all its ends waving in the wind, and she tried it on. She liked it, even though it is small on the chest, but she never buttons her cardigans anyway. Bingo! My Solbein has found the perfect home. She told me how much she loved that yarn, especially when I told her it was a real Icelandic yarn.

A peu près au même moment, je reçois un appel de ma tante préférée qui se promène sur la côte nord de la Bretagne. Elle nous invite à passer une journée près de la mer, pour aller voir les pingouins du Cap Fréhel (ben oui, il y a des pingouins par là). Et soudain, l’illumination ! Ce gilet sera absolument parfait pour elle. Elle adore les tricots fait main, elle est un style plutôt masculin, très sportive et active, et vit en pulls confortables et en bonnets de laine, et surtout, elle est plus petite que moi. Alors j’ai trimballé le gilet dans toute sa splendeur non terminée, fils qui traînent et tout, et elle l’a essayé. Elle a aimé, même s’il est quand même toujours un peu serré sur la poitrine, mais elle ne boutonne pas ses gilets, donc ça ira. Génial ! Mon Solbein a trouvé le foyer parfait. Elle adore la laine bien rustique, et quand je lui ai expliqué que c’était de la véritable laine islandaise, alors là, c’était le top !

So now I really must do the finishing and send everything in a nice package to my aunt. She is visiting me in October, so that’s my absolute deadline. Who wants to work with Icelandic wool in the middle of summer? Still, I should not wait until the last moment, should I? I’ve found neat buttons and a lovely ribbon for the border trim. I’m not a great seamstress but I’ll do my best. More on the next and final installment, but I’m not giving you a target date. Worst case it will be October.

Bon je dois vraiment terminer les finitions maintenant et faire un beau paquet pour ma tata. Sinon, elle vient me rendre visite en octobre, donc c’est ma date limite absolue. Et puis franchement, travailler sur de la laine islandaise par cette chaleur ? Bon, je vais quand même essayer de ne pas attendre le dernier moment, hein ? J’ai trouvé des boutons sympas et un joli ruban pour finir la bordure. Je ne suis pas très douée pour la couture mais je ferai du mon mieux. A suivre donc pour la prochaine et dernière partie, mais je ne donne pas de dates. Au pire, ce sera en octobre.

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Steekalong – part 1

Earlier this year I decided to participate in Karen Templer’s Steekalong. I thought it would be a nice way to broaden my knitting skills and try out something really new to me: the steeking technique. I had the pattern (Sòlbein by Mary Jane Mucklestone) in my library, and after checking the recommended yarn, found that the budget required was perfectly reasonable. So why not? I felt no particular inclination to knit this cardigan but I liked it. I was a bit scared of the technique, but hey, worst case scenario it would be a total disaster. Why hold back?

En début d’année j’ai décidé de participer au Steekalong de Karen Templer. Je me suis dit que ce serait un bon moyen de me perfectionner et d’essayer quelque chose de totalement nouveau pour moi : la technique du ‘steeking’, autrement dit la technique consistant à tricoter en rond puis à découper son tricot. J’avais déjà le patron (Sòlbein de Mary Jane Mucklestone) dans ma bibliothèque, et après avoir vérifié le prix de la laine recommandée, j’ai vu que le budget était raisonnable. Alors pourquoi pas ? Je n’avais pas une envie délirante de tricoter ce gilet mais je le trouvais sympathique. La technique me faisait un peu peur, mais bon, dans le pire des cas ce serait un désastre complet. Pourquoi me retenir ?

© Making magazine – Karen Templer

It took me a while to get started. To be precise, I started the day the challenge was officially over. Typical. The knitting itself was OK, a bit tricky around the yoke, especially with the rows of three colors but after that it was plain sailing all the way to the sleeves. Which is good because this yarn is really not pleasant to knit with. It is a very woolly yarn, if you see what I mean. It looks like a beautiful and soft halo on the picture but don’t be fooled. It’s not. I decided to knit the sleeves flat, because you know how much I love magic loop (not), and I don’t like the way sleeves knit up with DPNs. I added a couple of stitches on each side for the seams. I should probably have added a couple more.

J’ai mis un peu de temps avant de commencer. Pour être très précise, j’ai monté mes mailles le jour où le défi était officiellement terminé. Classique. Côté tricot, rien à redire. Un peu compliqué sur l’empiècement, surtout sur les rangs de trois couleurs, mais une fois revenu à une couleur unique c’était rapide. Tant mieux parce que la laine n’est franchement pas agréable à tricoter. C’est de la vraie laine islandaise, qui semble venir tout droit du mouton, si vous voyez ce que je veux dire. Ca a l’air tout mousseux et moëlleux sur la photo mais c’est trompeur. C’est tout sauf doux. J’ai décidé de tricoter les manches à plat: vous savez à quel point j’adore le magic loop (not), et je n’aime pas le rendu des manches tricotées en double-pointes. Je me suis contentée de rajouter une maille de chaque côté de ma manche pour tenir compte de la couture. J’aurais sans doute dû en rajouter quelques-unes de plus.

OK, fast forward to steeking. First reinforce the sides. I chose the crochet method, because I’m hopeless with a machine (and mine is still not plugged in). I’m not sure I did it right but it looked OK overall. I was reassured by the designer notes and the fact that this yarn just won’t unravel (she says). I had to keep my project aside for two weeks before mustering up the courage to use the scissors. During which I started a pair of socks, because there’s nothing like mindless sock knitting to relax before moving to THE critical step. Come on, let’s do it.

Bon, passons direct à la partie intéressante, le ‘steeking’. D’abord il faut renforcer les côtés. J’ai choisi la méthode du crochet, parce que je suis nulle avec une machine (et la mienne n’est toujours pas branchée). Je ne suis pas sûre d’avoir totalement assuré côté crochet mais bon dans l’ensemble ça n’avait pas l’air trop mal. Les notes de la créatrice m’ont un peu rassurée, surtout le fait que cette laine ne se détricote pas toute seule (qu’elle dit). Il m’a fallu encore deux semaines après cela pour trouver le courage de prendre les ciseaux. Pendant ce temps-là je me suis lancée dans une paire de chaussettes, parce que j’avais besoin d’un tricot bien simple et pas prise de tête pour décompresser un peu avant de passer à LA phase critique. Bon, allez courage, on y va.

I took the scissors, and well, I just cut. It went well, what could I say? Except that I got quite a number of ends not tucked in, and I need more finishing before calling this project done. I picked up and knit the button bands, and just sewed the sleeves. So far so good. It looks a bit small though. More about that on the next post.

J’ai pris les ciseaux, et puis, ben j’ai coupé, quoi. Ca s’est plutôt bien passé, que dire de plus ? Bon j’ai plein de bouts qui ne sont pas rentrés, et j’ai encore pas mal de finitions à faire avant que tout soit proprement terminé. J’ai remonté les mailles et tricoté les bordures, et cousu les manches. Le gilet a l’air un peu petit. Je vous en dirai plus dans le prochain billet. 

Steeking is OK. Not mind blowing, not terrifying, just a bit of a weird feeling as you cut your knit. It feels totally wrong but your mind knows it is the right thing to do. So yeah, weird. I think the last thing to do is think about it, you just have to do it. It did not end in a complete disaster. It’s not yet over though.

Alors le ‘steeking’, ben c’est pas si terrible que ça. Franchement je m’attendais à pire, pas vraiment de panique, juste un sentiment un peu bizarre lorsque vous coupez à travers vos mailles. On ressent un truc du style ‘non mais ça va pas la tête’ et en même temps on sait que c’est exactement la bonne chose à faire. Donc bizarre. En fait il faut pas trop réfléchir, juste y aller. Mais ce ne fut pas un désastre complet. Enfin en même temps c’est pas complètement terminé.

Now I need to find the right buttons, get a bit of ribbon to do a proper finishing, consolidate and hide the cut end on the button borders. More on a next post.

Il ne me reste plus qu’à trouver les bons boutons, trouver un morceau de gros grain pour bien consolider les boutonnières et cacher la misère des bouts coupés. La suite dans un prochain billet.