#slowfashionoctober – week 3

Handmade – Fait main

There are a lot of though provoking questions on this week’s topic, about style, fit, skills, stash, as well as making time and space for making.
Pas mal de questions qui invitent à la réflexion avec le sujet de cette semaine, à propos de style, expertise, patrons, stock, le temps et l’espace pour faire.

Style

My style is more American than French. I value comfort above all, without sacrificing style. I am slowly getting better at choosing my knitting projects, but for the fit, well, it is still a work in progress. I made a drastic step forward the day I stopped seeing myself as a young girl with a Small size and acknowledged my middle-aged body that needed a Medium size. I am still struggling with measuring properly though, and I’m not sure I have found the perfect method yet.
Mon style est plus américain que français. Le confort passe avant tout, sans sacrifier au style. Je deviens meilleure pour choisir mes projets de tricot, mais pour ce qui est de l’ajustement, j’ai encore des progrès à faire. J’ai fait un grand pas en avant le jour où j’ai cessé de me voir comme une jeune fille en taille Small et que j’ai enfin accepté mon corps de femme mûre, en taille Medium. Mais j’ai encore du mal à bien mesurer correctement, je ne suis pas sûre d’avoir trouvé la bonne méthode.

Skills – compétences

When I started knitting, I chose my projects so as to learn a new skill each time: circular knitting, cables, bobbles, lace and so on, mainly on accessories. This helped me grow more confident to tackle on more ambitious projects like sweaters and cardigans. I also knit an afghan I knit for my daughter just a few months after starting knitting in earnest. It was an easy pattern with just two different stitch patterns. This was a perfect way to learn to knit regularly with an even tension, and I learned the mattress stitch as well. After that, everything was possible.
Lorsque j’ai commencé à tricoter, je choisissais mes projets principalement pour apprendre une nouvelle technique à chaque fois: tricoter en rond, torsades, dentelle, nodes, etc., principalement sur des accessoires. Cela m’a aidé à acquérir de la confiance pour m’attaquer à des projets plus ambitieux comme des pulls ou des gilets. J’ai également tricoté une couverture pour ma fille quelques mois après avoir commencé à tricoter. C’était un patron assez simple avec juste deux types de points, mais la répétition m’a permis de travailler ma tension et la régularité des mailles, et d’apprendre la couture invisible. Après cela, tout était possible.

img_0332

Go to patterns – Patrons de prédilection

My go to patterns: those I knit several times, such as Arbutus, McMilne (see here) or Flax. Easy patterns, easy to wear and adapt to different outfits.
Mes patrons préférés: ceux que j’ai tricotés plus d’une fois, comme Arbutus, McMilne (voir ici) ou Flax. Des patrons simples, faciles à porter et qui vont avec plusieurs styles de tenues.

Getting and making too much – Trop acheter et tricoter

How to avoid mindless acquisition of yarn? I discussed this last year when I realized my stash was not working for me. The first decision was to stop suscribing to different yarns clubs and stop shopping at WEBS or Knit Picks. I mean, the sales were always so tempting, and I always rationalized any purchase as I could find a pattern I liked to use the yarn. Until I realized I could not knit 5 sweaters per season.
Making too much: I have quite a collection of cowls and hats (my hat collection has grown substantially after last year’s Fringe Hatalong). So this year, I’m not planning any accessories. I am now assessing what I have been making these past few years: things that are not worn are frogged, the yarn reclaimed and set aside for future projects. Which means my stash is nowhere near to be empty.
Comment éviter d’acheter de la laine sans réfléchir? J’ai discuté de cela l’année dernière lorsque j’ai réalisé que mon stock ne travaillait pas en ma faveur. La première décision fut d’arrêter les clubs de laine et les soldes massives de WEBS ou Knit Picks, toujours super tentantes. Je rationalisais toujours mes achats en planifiant un patron précis avant de commander un stock de laine en solde, jusqu’à ce que je réalise que je n’étais pas capable de tricoter 5 pulls par saison.
Faire trop: j’ai un stock imposant de cols et de bonnets (le Hatalong de l’année dernière a considérablement agrandi ma collection en quelques semaines). Du coup, je me calme cette année. Je suis en phase d’évaluation de ce que j’ai fait ces dernières années: ce qui n’est pas porté est détricoté, je récupère la laine et la mets de côté pour des projets futurs. Ce qui fait que mon stock ne désemplit pas très vite.

img_1027

Making time and space to make – prendre le temps de faire

Everyone has 24 hours each day. What we choose to do with them is up to us. I choose knitting whenever I can, trying to maintain balance with all the other things that need to be done and the things I like to do outside of knitting. I love the idea of always having a project in the works, or in planning. It keeps me moving forward. As for space, I should have a bit more soon, with a room of my own in a new house. I’ll tell more about it when the time comes.
Nous avons tous 24 heures par jour. Il n’appartient qu’à nous de choisir ce que nous faisons de ces heures. Je choisis de tricoter dès que je peux, tout en essayant de garder l’équilibre avec toutes les autres choses qui doivent être faites, et les choses que j’ai envie de faire en-dehors du tricot. J’aime avoir toujours un projet en cours ou un projet à planifier. Cela me pousse vers l’avant. Pour ce qui est de l’espace, je devrais bientôt en avoir un peu plus, avec une pièce rien qu’à moi dans une nouvelle maison. Je vous en dirais plus lorsque le moment sera venu.

Advertisements

#slowfashionoctober – week 2

Second week of the Slow Fashion October challenge, focused on long worn, long loved items. I chose not to show something knitted, because I have not been knitting for that long, and most of my early work is going through frogging at some point it seems. Which in itself is a great way to recycle yarn, and not let unused garments sit in my closet (I have enough of those already).
Deuxième semaine du défi Sloctober, qui se concentre sur la façon dont nous pouvons prolonger la vie de nos vêtements. J’ai choisi de vous montrer quelque chose de non tricoté, d’abord parce que je ne tricote pas depuis si longtemps que cela, et ensuite parce que la plupart de mes premiers objets semblent passer par la case détricotage à un moment ou à un autre. Ce qui, en soit, est une belle façon de recycler le fil, et de ne pas garder des articles non utilisés dans mon placard (j’en ai déjà suffisamment comme cela).

img_1035

I am sharing a long loved and worn item that has a special meaning to me. It is a silk shirt I bought when I found out I was pregnant with my first baby. I had been wearing items fit for a pregnant woman for a while before that, unconsciously expressing a desire that took me years to acknowledge and accept. And when it became reality, I was thrilled to find this beautiful silk shirt in a vibrant turquoise blue to wear that summer as my belly was slowly getting rounder. I wore it the next summer, when my baby was a few months old, and the next summer, for my second pregnancy, and a few times each year since. The color has faded. The fabric is fraying at the back, and I was tempted more than once to just pronounce it dead, but I cannot get rid of that shirt. Nowadays I wear it mostly as an chic layer over my swimsuit when I’m on the beach, which is rare. This way, I might be able to extend its life by another few years. It is a sentimental piece of my wardrobe, closely connected to my children and maternity (and it also needs to be gently washed, ironed and put back in storage for next summer).
Je vous montre un vêtement porté longtemps avec amour, qui a une signification particulière pour moi. C’est une chemise de soie achetée lorsque j’ai su que j’étais enceinte de mon premier bébé. Je portais depuis un moment des vêtements parfaits pour une femme enceinte, exprimant ainsi inconsciemment un désir d’enfant rejeté pendant des années. J’ai du faire un gros travail pour pouvoir le reconnaître, l’accepter et le laisser vivre. Quand il s’est concrétisé, j’ai craqué sur cette chemise magnifique en soie turquoise que j’ai porté tout au long de cet été, à mesure que mon bedon s’arrondissait. Et l’été suivant, avec ma petite crevette dans les bras. Et l’été d’après, pour ma deuxième grossesse. Et un peu chaque année depuis. La couleur s’est délavée. Le tissu commence à s’abîmer le long de la couture dorsale, et j’ai été souvent tentée de la déclarer morte, mais je n’arrive pas à jeter cette chemise. Je la porte maintenant surtout comme un sur-maillot chic au bord de la plage, quand j’y suis, donc rarement. Je parviendrai peut-être ainsi à prolonger sa durée de vie. C’est un élément très sentimental de ma garde-robe, étroitement relié à mes enfants et la maternité (et qui a aussi besoin d’être délicatement lavé, repassé et rangé pour l’été prochain).

I even tried to replicate this by knitting a similar tunic in a gorgeous shade of blue. My attempt failed miserably, and part of me thinks it’s better this way. It is a unique item that can never be replaced.
J’ai même pensé en tricoter une réplique dans une magnifique teinte de bleu turquoise. Ma tentative à lamentablement échoué, et je me dis que c’est sans doute mieux ainsi. C’est une pièce unique qui ne sera jamais remplacée.

Karen asked: “How can we make the most of the clothes already on the planet — from taking care of and mending and wearing things longer, to thrifting, swapping, heirlooms, hand-me-downs, alterations and refashioning.” Wearing things longer is my specialty. To the point that most of my pants are now seriously outdated. Maybe refashioning is something I would need to explore, or instead of simply donating outdated clothes that no one will want to wear, gently remove the seams and try to repurpose the fabric. It is a long-term goal that I am just contemplating, which in itself is good place to start.
Karen demandait: “Comment pouvons-nous tirer le meilleur parti des vêtements qui existent déjà sur notre planète – en prendre soin, les réparer et les porte plus longtemps, et utiliser les friperies, les échanges, les vêtements qui se gardent pendant des générations, la seconde main, les altérations et la remise au goût du jour”. Je suis assez spécialiste pour ce qui est de porter les choses longtemps. Au point que la plupart de mes pantalons sont maintenant sérieusement passés de mode. Je devrais peut-être explorer l’option de la réutilisation,  et, au lieu de donner des vêtements démodés que personne ne voudra porter, défaire doucement les coutures pour réutiliser le tissu. C’est un but à long terme que je commence tout juste à me fixer. La réflexion est un bon début.

 

#slowfashionoctober – week 1

Le texte en français se trouve plus bas.

img_0984

A first for me, but not for many who have been participating in the Slow Fashion October initiative, craftily orchestrated by Karen Templer from Fringe Association. All the rules are here, anyone can play.

This year I have decided to give it a go. My recent move has made me painfully aware of how much there is in my closet, and how few of my clothes I actually wear. Some still have tags on. One of my goals for this month is to reduce the size of my closet, and recycle a host of beautiful designer clothes I do not wear but might interest someone else. I am still reluctant to simply give them away, but will do it if there is no other option. I have already started by giving my daughter, who is now a bit taller than me, some beautiful dresses, skirts and tops that no longer fit me.

One thing I can console myself with is that I have very little fast fashion, cheap garments that nobody seems to want. A long time lover of fashion and trends, I used to shop designer sales, or high-end items from big retailers like Zara and such. So most of what I have is beautiful, made with lovely, durable material. I still own a beautiful black velvet jacket I bought when I was 19.  Trends come and go, but a beautiful garment in a classic shape can live for a very long time.

But quantity is the problem here. I just have too much because I have not thrown anything away for the past ten years. Since then, not only has my body changed, my size, my tastes, but also my life circumstances. I no longer have to dress for work as I work from home most of the time. I dreamt a being a vintage siren, clad in gorgeous 30s or 40s inspired dresses, but feel most comfortable in jeans and cozy sweaters. The mid-life crisis has come and gone. I no longer feel the need to follow trends, even if I still love to look at what’s new and imagine crazy outfits for another life, or another me. The real me needs very little.

So Slow Fashion October means a new beginning on my quest for style – paring down, focusing on what fits me and my lifestyle, and getting rid of the impulse buys of the past. I realized a couple of years ago that most of my shopping was a way to reduce stress. Once the main source of stress was gone (a job I no longer cared for), as well as the shopping opportunities (working in downtown Montreal for years was a constant source of temptation), I became free of the need to shop. Taking up knitting a few years ago also helped a lot, even if I had a moment of compulsive yarn buying that created other problems (see here and here). Filling time with creative endeavors is a great way to relieve stress, and realizing that you can make things and wear them a revelation.

The real issue on my quest for a simpler, environmental friendly life has to do with kids clothes, a subject mentioned by many participants. How can you reconcile meaningful shopping, protection of the environment, care for quality when you have two children that grow like wild plants and always need something new, especially when you’re on a budget? I cannot escape the big retail brands, and see no point in spending a fortune on a sweater or a pair of pants that will be worn 6 months anyway. On the plus side, I have recycled most of my kids clothes since they were babies, and my daughter also has a fair portion of donated clothes in her closet. I wish I knew how to sew so I could reduce the percentage of clothes I buy for them. I’m not there yet. One step at a time.


Une première pour mois, mais pas pour beaucoup qui ont déjà participé au Slow Fashion Octobre, initiative savamment orchestrée par Karen Templer du blog Fringe Association. Toutes les règles sont ici, tout le monde peut participer.

Cette année j’ai décidé de jouer le jeu. Mon déménagement tout frais m’a fait douloureusement prendre conscience que j’ai beaucoup trop de choses dans mon placard, et que je porte très peu de mes vêtements. Certains ont toujours leur étiquette. Un des mes buts pour ce moi est de réduire la taille de ma garde-robe, et recycler une quantité de beaux vêtements de créateurs que je ne porte pas mais qui pourraient intéresser d’autres personnes. Je n’aime pas simplement donner mes vêtements à des inconnus mais je le ferai si je n’ai pas le choix. J’ai déjà commencé le travail en donnant des jolies robes, jupes et hauts trop serrés à ma fille qui vient de me dépasser en taille.

Une chose qui me console néanmoins: je possède très peu de vêtements cheap dont personne ne veut. J’ai toujours aimé la mode et les tendances, et j’avais l’habitude de faire mon shopping dans les soldes de créateurs, ou bien parmi les articles plus luxueux des marques de masse comme Zara ou autres. De fait, la majeure partie de ce que je possède est de belle qualité, fait de belles matières durables. Je possède une belle veste noire en velours que j’ai achetée lorsque j’avais 19 ans. Les tendances vont et viennent, mais une belle pièce de coupe classique peut vivre très longtemps.

C’est vraiment la quantité qui est problématique pour moi. J’ai juste trop de choses parce que je n’ai rien jeté depuis dix ans. Pendant ce temps, non seulement mon corps et ma taille ont changé, mais aussi mes goûts et mes circonstances professionnelles. Je n’ai plus vraiment besoin de m’habiller pour travailler puisque je travaille de la maison la plupart du temps. Je rêvais d’être une femme sirène glamour, enrobée dans des robes magnifiques de style années 30 ou 40, mais je ne me sens bien qu’en jeans et pulls cosy.  La crise de la quarantaine est passée. Je ne sens plus le besoin de suivre absolument les tendances, même si j’aime toujours les étudier et imaginer des ensembles fous pour une autre vie, une autre moi. La vraie moi a besoin de très peu en réalité.

Slow Fashion October marque donc le début d’une nouvelle recherche de style – épurée, centrée sur ce qui me correspond vraiment ainsi qu’à mon style de vie, et débarrassée des achats compulsifs du passé. J’ai réalisé il y a deux ans que la plupart de mes achats étaient un moyen de réduire mon stress. Une fois la source principale de stress disparue (un boulot que je n’aimais plus vraiment), ainsi que les opportunités d’acheter (travailler au centre-ville de Montréal était une source constante de tentation), je me suis libérée du besoin d’acheter. Commencer le tricot a beaucoup aidé également, même si j’ai eu ma phase d’achat compulsif de laine qui m’a posé d’autres soucis (voir ici et ). Remplir son temps libre de projets créatifs est un excellent moyen de soulager le stress, et réaliser que vous pouvez faire des choses et les porter une révélation.

Le véritable enjeu dans ma recherche d’une garde-robe plus simple et plus écologique est lié aux vêtements d’enfants, un point mentionné par beaucoup de participants. Comment réconcilier shopping intelligent et la protection de l’environnement avec deux enfants qui poussent comme du chiendent et ont toujours besoin de quelque chose de nouveau, surtout lorsque vous avez un budget serré ? Difficile d’échapper aux grandes chaînes, et je ne vois non plus pourquoi payer une fortune pour un pull ou un pantalon qui sera porté six mois. D’un autre côté, je recycle les vêtements des enfants depuis qu’ils sont bébés, et  la garde-robe de ma fille contient une bonne portion de vêtements donnés. J’aimerais savoir coudre pour pouvoir réduire la proportion de vêtements achetés,  mais je n’en suis pas encore là. Une étape à la fois.