askew at last

Enfin Askew

P1030515At last my little Askew cardigan is finished, and I’ve been wearing it a few times already with great pleasure. It is the perfect little top for summer evenings but will work throughout fall under a trench or light coat. I love it.
Mon petit cardigan Askew est enfin terminé et je l’ai déjà porté plusieurs fois avec beaucoup de plaisir. C’est le petit gilet parfait pour les soirées qui rafraichissent et ira aussi très bien tout l’automne sous un trench ou un manteau léger. Je l’aime beaucoup.

Pattern/patron: Askew cardigan, from/de Cecily Glowik McDonald (knit.wear Spring 2013)Yarn: Mirasol Nuna, color 1035 a deep blue with purple highlights. A beautiful blend of 40% silk, 40% wool and 20% bamboo. I used less than 800 yards.
Laine: Mirasol Nuna, couleur 1035 un bleu nuit profond avec des reflets violets. Un magnifique mélange composé à 40% de soie, 40% de laine et 20% de bambou.
Detailed project page/page projet ici: Ravelry

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Lessons learned:

  • a great yarn makes a difference : this silky blend gives a lovely drape and shine to the finished product. A great sport weight yarn that I might use again because it was lovely to knit, and the result is superb.
  • based on experience with too large sweaters, I decided to go for the smaller size and bet on the yarn giving way a bit. It worked. Close fitted at first, with wearing it is now perfectly adjusted.
  • carefully checking the gauge. Yes it did work. I went down a size in needles, and it made the difference. I did not wash the swatch, but took into account the potential extension of the yarn to some extent. Turns out it did not make such a difference.
  • found the perfect buttons in my stash. Keeping all these buttons, all these years, is starting to pay off.
  • re-knit when it’s not right: not only did I redo an entire sleeve, but also one of the front borders. For the first one I had not picked enough stitches and it was not as great as the second one, for which I managed to pick up the exact number of recommended stitches. So off with the first, the second time worked better.

Ce qui a fonctionné:

  • une belle laine fait toute la différence; ce mélange soyeux apporte un fini brillant et une grande souplesse au produit fini. Une belle laine fine que j’aurai plaisir à utiliser de nouveau, pour le confort du travail et le beau résultat.
  •  forte de mon expérience de pulls trop grands, j’ai choisi la plus petite taille et parié sur la souplesse de la fibre. Au premier essayage il était très juste mais en le portant il s’est assoupli pour devenir parfaitement ajusté.
  • vérification de la tension. J’ai fait deux échantillons avant de décider de prendre des aiguilles plus fines. Je n’ai pas lavé l’échantillon, mais tenu compte du potentiel d’élargissement, qui s’est finalement avéré presque nul.
  • j’ai trouvé les boutons parfaits dans mon stock, enfin mis à profit après des années passées à accumuler des boutons de toutes sortes.
  • refaire ce qui n’était pas parfait: non seulement la manche, mais un des deux bords avant. Je n’avais pas relevé suffisamment de mailles pour le premier. En faisant le second bord avec le nombre exact recommandé, et constatant que c’était bien plus beau, j’ai repris le premier et mieux réussi cette fois-là.

How I wear it:

  • the color matches superbly with a paisley print sleveless top in blue & brown, paired with a beige colored A-line skirt.
  • it will look great paired my pale blue silk slip dress with a mauve  floral print.
  • a simple pair of linen pants and any sleeveless top
  • other outfits ideas below
Askew outfit - 1

Comment je le porte:

  • ce petit gilet fonctionne à merveille avec un top sans manches, imprimé cachemire dans les tons de beige et bleu, et une jupe ligne A beige.
  • il ira aussi très bien avec une robe combinaison longue en soie bleu pâle avec imprimé floral mauve.
  • je le vois aussi avec un simple pantalon et un petit top sans manches
  • autres idées ci-dessus et dessous
Askew outfit - 2

Have you knit a cardigan recently? Which one, and how do you wear it?
Avez-vous tricoté un gilet récemment ? Lequel, et comment le portez-vous ?

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knitting in denial

Le déni aux aiguilles….

Denial ain’t just a river…. you know the saying. I tend to pride myself of being an open minded person, able to face her own defects and failures and carry on with a better understanding….but still, I am not immune to the powerful force that is denial.
I am slowly getting better at catching it, but it played a trick on me as I was starting the sleeves of my Askew cardigan.
I chose the pattern for two reasons: I am a cardigan girl, I don’t feel comfortable in jackets. I liked that little number the moment I saw it, and this was the opportunity to try my first knit in one piece cardigan.  The body went very nicely, bottom up, separate for back and shoulders, piece of cake.
Then I got started on the first sleeve, trusting my preferred DPNs, as recommended by the pattern. Magic loop? No way, I don’t like it. DPNs are all right with me.
Short rows to define the shoulder, a bit tricky but I manage. Never mind the gutter that is appearing quite quickly as I progress through the 17 repeats of these dreaded short rows. It will get better as I join the yarn for sure. Except it doesn’t, not really. The gutter is not as deep, it is more of a line but it shows.
Now, any sane knitter might have, at this stage, decided to leave the blinking sleeve aside and maybe try out the magic loop method for the other sleeve, at least for the short rows. Surely short rows are easier on a circular needle than DPNs, right?
But no, not me, I went along and knit the entire sleeve, knowing all the time that it would not get better at all.
Finally, I bound off. Yes I did bind off – all the way to the end. Master Yoda could have said: Strong within you is denial.

Before starting the second sleeve, I ponder: do I really want to wear someting that is so poorly executed? Not really. So I try the magic loop, pick up my stitches with a circular needle and get started on the short rows. Oh boy, what a difference. Not only does it look better, but it is so much easier and quicker.
See. Notice the difference? Yep, big difference.

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Of course I had to frog the first sleeve and start over with the right technique (see below my quick frogging station – why does it take only three minutes to undo hours of painstaking work?).

The power of denial. But this one was a very good lesson. I will know better next time. Until the next train wreck that is.

What about you? Are you honest with your knitting mistakes or do you keep on going, hoping that miraculously, things will work out in the end (despite knowing, deep down, that they won’t) ? Denial is powerful. The only thing that can beat it is seeing yourself caught in it, and having the humble strength to accept that you are making a mistake. And learn from it, as I’ve hopefully done. One thing I know for sure: no more sleeves with DPNs.

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J’aime croire que j’ai l’esprit ouvert, que je suis capable de facilement reconnaître mes erreurs et que je suis en constante évolution vers le mieux. Mais cela ne me rend pas immunisée à la force puissante du déni. Le déni est un terrible piège pour une tricoteuse. Je deviens un peu meilleure à le voir, mais il m’a tendu un piège dans lequel je suis tombée les deux pieds en avant en commençant les manches de mon petit gilet Askew.
J’ai choisi ce modèle pour deux raisons: premièrement je raffole des gilets que je trouve bien plus confortables que les vestes. J’ai beaucoup aimé ce petit gilet manches trois-quart avec le petit détail sympathique du dos. La deuxième raison est qu’il allait me permettre de pratiquer la construction en une pièce, ce que je n’avais encore jamais fait. On commence par le bas, on tricote tout d’un bloc jusqu’au moment de séparer pour les épaules, une, deux, le dos et c’est fait. Vraiment simple et rapide.

Tout va bien jusqu’au moment de commencer la première manche. Je me saisis de mes aiguilles doubles pointes préférées, comme indiqué sur le patron. La boucle magique (magic loop – corrigez-moi s’il y a une meilleure traduction), très peu pour moi. Je suis habituée aux doubles pointes et ça me va très bien.
Les épaules sont construites en rangs raccourcis, un peu compliqué avec les DPs mais bon j’y arrive. Et je prétends ne pas voir l’horrible creux qui se forme, large comme une gouttière, là où je change d’aiguille pendant les 17 rangs raccourcis. Evidemment, tout ira mieux lorsque je joindrais le fil pour tricoter en rond. Sauf que bien sûr, cela n’arrive pas. Bon d’accord, la gouttière se transforme en petit creux mais cela continue de se voir.
A ce stade, n’importe quelle tricoteuse saine d’esprit aurait sans doute décidé d’arrêter le massacre et commencé l’autre manche avec une autre technique, histoire de vérifier si cela allait mieux. La boucle magique par exemple. Parce que finalement, quand on y réfléchit bien, remonter les mailles et faire des rangs raccourcis doit quand même être plus simple avec une longue aiguille circulaire qu’avec des petites doubles pointes, non? 
Non, non, je continue ma manche, toute la manche et je rabats mes mailles. Ben oui, le déni jusqu’au bout. Maitre Yoda aurait pu dire: Fort en toi est le déni.

Mais pas au point de me faire rater la deuxième manche. Je suis obligée de constater que ce n’est vraiment pas chouette, et ai-je vraiment envie de porter quelque chose d’aussi mal fait? Non, pas vraiment.. Alors la mort dans l’âme je décide de tenter la fameuse boucle magique, je reprends mes mailles avec ma grande aiguille circulaire etcommence les rangs raccourcis. Et là, miracle. Non seulement les rangs semblent se monter tout seuls, mais en plus fini la gouttière.  Voyez en haut et ici:

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Finalement j’ai décidé de défaire totalement la première manche pour la recommencer avec la bonne technique (la deuxième photo est ma petite station de détricotage express: pourquoi est-il aussi facile de défaire des heures de travail?)

La puissance du déni. Mais c’est une excellente leçon. Que je retiendrais, jusqu’à la prochaine grosse erreur sans doute.

Et vous? Etes-vous capable de reconnaître honnêtement vos erreurs de tricot ou continuez-vous en espérant que, d’une façon ou d’une autre, le problème se règle ou disparaisse comme par enchantement (tout en sachant bien, au fond de vous, que cela n’arrivera pas)? Le déni est très puissant. La seule façon de le terrasser est de se voir en train d’y succomber, et avoir l’humble force de reconnaître l’erreur en train de se produire. Et d’apprendre de celle-ci, comme j’espère l’avoir fait. En tout cas, on ne me reprendra pas de si tôt à tricoter des manches en doubles pointes.