Steekalong – part 1

Earlier this year I decided to participate in Karen Templer’s Steekalong. I thought it would be a nice way to broaden my knitting skills and try out something really new to me: the steeking technique. I had the pattern (Sòlbein by Mary Jane Mucklestone) in my library, and after checking the recommended yarn, found that the budget required was perfectly reasonable. So why not? I felt no particular inclination to knit this cardigan but I liked it. I was a bit scared of the technique, but hey, worst case scenario it would be a total disaster. Why hold back?

En début d’année j’ai décidé de participer au Steekalong de Karen Templer. Je me suis dit que ce serait un bon moyen de me perfectionner et d’essayer quelque chose de totalement nouveau pour moi : la technique du ‘steeking’, autrement dit la technique consistant à tricoter en rond puis à découper son tricot. J’avais déjà le patron (Sòlbein de Mary Jane Mucklestone) dans ma bibliothèque, et après avoir vérifié le prix de la laine recommandée, j’ai vu que le budget était raisonnable. Alors pourquoi pas ? Je n’avais pas une envie délirante de tricoter ce gilet mais je le trouvais sympathique. La technique me faisait un peu peur, mais bon, dans le pire des cas ce serait un désastre complet. Pourquoi me retenir ?

© Making magazine – Karen Templer

It took me a while to get started. To be precise, I started the day the challenge was officially over. Typical. The knitting itself was OK, a bit tricky around the yoke, especially with the rows of three colors but after that it was plain sailing all the way to the sleeves. Which is good because this yarn is really not pleasant to knit with. It is a very woolly yarn, if you see what I mean. It looks like a beautiful and soft halo on the picture but don’t be fooled. It’s not. I decided to knit the sleeves flat, because you know how much I love magic loop (not), and I don’t like the way sleeves knit up with DPNs. I added a couple of stitches on each side for the seams. I should probably have added a couple more.

J’ai mis un peu de temps avant de commencer. Pour être très précise, j’ai monté mes mailles le jour où le défi était officiellement terminé. Classique. Côté tricot, rien à redire. Un peu compliqué sur l’empiècement, surtout sur les rangs de trois couleurs, mais une fois revenu à une couleur unique c’était rapide. Tant mieux parce que la laine n’est franchement pas agréable à tricoter. C’est de la vraie laine islandaise, qui semble venir tout droit du mouton, si vous voyez ce que je veux dire. Ca a l’air tout mousseux et moëlleux sur la photo mais c’est trompeur. C’est tout sauf doux. J’ai décidé de tricoter les manches à plat: vous savez à quel point j’adore le magic loop (not), et je n’aime pas le rendu des manches tricotées en double-pointes. Je me suis contentée de rajouter une maille de chaque côté de ma manche pour tenir compte de la couture. J’aurais sans doute dû en rajouter quelques-unes de plus.

OK, fast forward to steeking. First reinforce the sides. I chose the crochet method, because I’m hopeless with a machine (and mine is still not plugged in). I’m not sure I did it right but it looked OK overall. I was reassured by the designer notes and the fact that this yarn just won’t unravel (she says). I had to keep my project aside for two weeks before mustering up the courage to use the scissors. During which I started a pair of socks, because there’s nothing like mindless sock knitting to relax before moving to THE critical step. Come on, let’s do it.

Bon, passons direct à la partie intéressante, le ‘steeking’. D’abord il faut renforcer les côtés. J’ai choisi la méthode du crochet, parce que je suis nulle avec une machine (et la mienne n’est toujours pas branchée). Je ne suis pas sûre d’avoir totalement assuré côté crochet mais bon dans l’ensemble ça n’avait pas l’air trop mal. Les notes de la créatrice m’ont un peu rassurée, surtout le fait que cette laine ne se détricote pas toute seule (qu’elle dit). Il m’a fallu encore deux semaines après cela pour trouver le courage de prendre les ciseaux. Pendant ce temps-là je me suis lancée dans une paire de chaussettes, parce que j’avais besoin d’un tricot bien simple et pas prise de tête pour décompresser un peu avant de passer à LA phase critique. Bon, allez courage, on y va.

I took the scissors, and well, I just cut. It went well, what could I say? Except that I got quite a number of ends not tucked in, and I need more finishing before calling this project done. I picked up and knit the button bands, and just sewed the sleeves. So far so good. It looks a bit small though. More about that on the next post.

J’ai pris les ciseaux, et puis, ben j’ai coupé, quoi. Ca s’est plutôt bien passé, que dire de plus ? Bon j’ai plein de bouts qui ne sont pas rentrés, et j’ai encore pas mal de finitions à faire avant que tout soit proprement terminé. J’ai remonté les mailles et tricoté les bordures, et cousu les manches. Le gilet a l’air un peu petit. Je vous en dirai plus dans le prochain billet. 

Steeking is OK. Not mind blowing, not terrifying, just a bit of a weird feeling as you cut your knit. It feels totally wrong but your mind knows it is the right thing to do. So yeah, weird. I think the last thing to do is think about it, you just have to do it. It did not end in a complete disaster. It’s not yet over though.

Alors le ‘steeking’, ben c’est pas si terrible que ça. Franchement je m’attendais à pire, pas vraiment de panique, juste un sentiment un peu bizarre lorsque vous coupez à travers vos mailles. On ressent un truc du style ‘non mais ça va pas la tête’ et en même temps on sait que c’est exactement la bonne chose à faire. Donc bizarre. En fait il faut pas trop réfléchir, juste y aller. Mais ce ne fut pas un désastre complet. Enfin en même temps c’est pas complètement terminé.

Now I need to find the right buttons, get a bit of ribbon to do a proper finishing, consolidate and hide the cut end on the button borders. More on a next post.

Il ne me reste plus qu’à trouver les bons boutons, trouver un morceau de gros grain pour bien consolider les boutonnières et cacher la misère des bouts coupés. La suite dans un prochain billet.

Advertisements

8 thoughts on “Steekalong – part 1

  1. Bravo de t’être lancée et merci de partager cette expérience avec nous. Pour ma part cela me semble terrifiant et j’aime que tu dises “dans le pire des cas ce serait un désastre complet”. Tu as raison il faut relativiser et comment apprendre sans essayer et prendre le risque de rater. Bref, tu m’ouvres des horizons …
    Bon courage pour les finitions, j’ai hâte de le voir tout fini !

    Like

    • Merci Rachel ! Ben oui, après tout c’est que de la laine. Je t’avoue que j’avais pas trop pensé à tout le travail de finition, en fait c’est presque le plus dur dans ce projet. Promis, je vais vite m’y mettre.

      Like

    • When you’re ready, you’ll know it. I thought I would be more scared than I was, but it’s not so bad. I think it helps if you choose an inexpensive yarn and an easy pattern as your first experiment. And some yarns don’t lend themselves to steeking. The Lopi is a good choice. I’m sure that one day you’ll try it and succeed.

      Liked by 1 person

  2. Superbe partage j’imagine la pression lorsque tu as pris les ciseaux pour te lancer dans la découpe … parce que quoi qu’il en soit il y a toujours des mailles rebelles qui ne jouent pas le jeu.
    Une jolie expérience cette nouvelle technique mais es ce que tu récidiveras ?
    Personnellement moi je ne suis pas fan … j’ai vu que tu avais renforcé la zone de coupe par une chaînette en mailles coulées (moi je connaissais avec un passage avec la machine à coudre). Es ce que c’est plus efficace pour obtenir une jolie lisière ? Ou es ce justement pour ça que le gros grain prendra le relais ?
    J’ai hâte de voir le modèle fini, bon courage Miss Agnès.

    Like

    • Je t’avoue que je ne me sens pas encore prête à recommencer parce que ce n’est pas fini, et ça demande quand même pas mal de travail. Je crois que les finitions sont plus compliquées que le tricot lui-même. Quelle que soit la technique de renforcement, le gros grain est recommandé, non seulement pour tenir et cacher tous ces bouts disgracieux, mais aussi parce que c’est plus joli. Moi aussi j’ai hâte de voir le modèle fini, mais je dois d’abord me rendre à la mercerie pour trouver ce qu’il me manque. A suivre !

      Like

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.