knitting in denial

Le déni aux aiguilles….

Denial ain’t just a river…. you know the saying. I tend to pride myself of being an open minded person, able to face her own defects and failures and carry on with a better understanding….but still, I am not immune to the powerful force that is denial.
I am slowly getting better at catching it, but it played a trick on me as I was starting the sleeves of my Askew cardigan.
I chose the pattern for two reasons: I am a cardigan girl, I don’t feel comfortable in jackets. I liked that little number the moment I saw it, and this was the opportunity to try my first knit in one piece cardigan.  The body went very nicely, bottom up, separate for back and shoulders, piece of cake.
Then I got started on the first sleeve, trusting my preferred DPNs, as recommended by the pattern. Magic loop? No way, I don’t like it. DPNs are all right with me.
Short rows to define the shoulder, a bit tricky but I manage. Never mind the gutter that is appearing quite quickly as I progress through the 17 repeats of these dreaded short rows. It will get better as I join the yarn for sure. Except it doesn’t, not really. The gutter is not as deep, it is more of a line but it shows.
Now, any sane knitter might have, at this stage, decided to leave the blinking sleeve aside and maybe try out the magic loop method for the other sleeve, at least for the short rows. Surely short rows are easier on a circular needle than DPNs, right?
But no, not me, I went along and knit the entire sleeve, knowing all the time that it would not get better at all.
Finally, I bound off. Yes I did bind off – all the way to the end. Master Yoda could have said: Strong within you is denial.

Before starting the second sleeve, I ponder: do I really want to wear someting that is so poorly executed? Not really. So I try the magic loop, pick up my stitches with a circular needle and get started on the short rows. Oh boy, what a difference. Not only does it look better, but it is so much easier and quicker.
See. Notice the difference? Yep, big difference.

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Of course I had to frog the first sleeve and start over with the right technique (see below my quick frogging station – why does it take only three minutes to undo hours of painstaking work?).

The power of denial. But this one was a very good lesson. I will know better next time. Until the next train wreck that is.

What about you? Are you honest with your knitting mistakes or do you keep on going, hoping that miraculously, things will work out in the end (despite knowing, deep down, that they won’t) ? Denial is powerful. The only thing that can beat it is seeing yourself caught in it, and having the humble strength to accept that you are making a mistake. And learn from it, as I’ve hopefully done. One thing I know for sure: no more sleeves with DPNs.

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J’aime croire que j’ai l’esprit ouvert, que je suis capable de facilement reconnaître mes erreurs et que je suis en constante évolution vers le mieux. Mais cela ne me rend pas immunisée à la force puissante du déni. Le déni est un terrible piège pour une tricoteuse. Je deviens un peu meilleure à le voir, mais il m’a tendu un piège dans lequel je suis tombée les deux pieds en avant en commençant les manches de mon petit gilet Askew.
J’ai choisi ce modèle pour deux raisons: premièrement je raffole des gilets que je trouve bien plus confortables que les vestes. J’ai beaucoup aimé ce petit gilet manches trois-quart avec le petit détail sympathique du dos. La deuxième raison est qu’il allait me permettre de pratiquer la construction en une pièce, ce que je n’avais encore jamais fait. On commence par le bas, on tricote tout d’un bloc jusqu’au moment de séparer pour les épaules, une, deux, le dos et c’est fait. Vraiment simple et rapide.

Tout va bien jusqu’au moment de commencer la première manche. Je me saisis de mes aiguilles doubles pointes préférées, comme indiqué sur le patron. La boucle magique (magic loop – corrigez-moi s’il y a une meilleure traduction), très peu pour moi. Je suis habituée aux doubles pointes et ça me va très bien.
Les épaules sont construites en rangs raccourcis, un peu compliqué avec les DPs mais bon j’y arrive. Et je prétends ne pas voir l’horrible creux qui se forme, large comme une gouttière, là où je change d’aiguille pendant les 17 rangs raccourcis. Evidemment, tout ira mieux lorsque je joindrais le fil pour tricoter en rond. Sauf que bien sûr, cela n’arrive pas. Bon d’accord, la gouttière se transforme en petit creux mais cela continue de se voir.
A ce stade, n’importe quelle tricoteuse saine d’esprit aurait sans doute décidé d’arrêter le massacre et commencé l’autre manche avec une autre technique, histoire de vérifier si cela allait mieux. La boucle magique par exemple. Parce que finalement, quand on y réfléchit bien, remonter les mailles et faire des rangs raccourcis doit quand même être plus simple avec une longue aiguille circulaire qu’avec des petites doubles pointes, non? 
Non, non, je continue ma manche, toute la manche et je rabats mes mailles. Ben oui, le déni jusqu’au bout. Maitre Yoda aurait pu dire: Fort en toi est le déni.

Mais pas au point de me faire rater la deuxième manche. Je suis obligée de constater que ce n’est vraiment pas chouette, et ai-je vraiment envie de porter quelque chose d’aussi mal fait? Non, pas vraiment.. Alors la mort dans l’âme je décide de tenter la fameuse boucle magique, je reprends mes mailles avec ma grande aiguille circulaire etcommence les rangs raccourcis. Et là, miracle. Non seulement les rangs semblent se monter tout seuls, mais en plus fini la gouttière.  Voyez en haut et ici:

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Finalement j’ai décidé de défaire totalement la première manche pour la recommencer avec la bonne technique (la deuxième photo est ma petite station de détricotage express: pourquoi est-il aussi facile de défaire des heures de travail?)

La puissance du déni. Mais c’est une excellente leçon. Que je retiendrais, jusqu’à la prochaine grosse erreur sans doute.

Et vous? Etes-vous capable de reconnaître honnêtement vos erreurs de tricot ou continuez-vous en espérant que, d’une façon ou d’une autre, le problème se règle ou disparaisse comme par enchantement (tout en sachant bien, au fond de vous, que cela n’arrivera pas)? Le déni est très puissant. La seule façon de le terrasser est de se voir en train d’y succomber, et avoir l’humble force de reconnaître l’erreur en train de se produire. Et d’apprendre de celle-ci, comme j’espère l’avoir fait. En tout cas, on ne me reprendra pas de si tôt à tricoter des manches en doubles pointes.

 

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One thought on “knitting in denial

  1. Pingback: askew at last | ready to knit

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